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Archive for the ‘Opinion’ Category

Mise à jour : Université de Montréal

8 septembre 2012 Laisser un commentaire

Association étudiante de littérature comparée de l’Université de Montréal (AELCUM) : 185 membres – Depuis le 20 février – Vote 24-6 CONTRE la grève, pour le texte qui suit :  »Que l’AELCUM reprenne les cours et donne la chance au nouveau gouvernement de régler la question de la hausse des droits de scolarité et d’annuler la loi 12 qui porte atteinte aux droits et libertés.

Qu’une AG soit tenue à nouveau le Lundi 1er octobre dans l’éventualité où la hausse des droits de scolarité et la loi 12 ne seraient pas abolies. Que L’AELCUM considère des moyens stratégiques pour faire avancer l’annulation de la hausse des droits de scolarité.

24 POUR
6 CONTRE
2 ABSENTIONS »

Association des étudiants et étudiantes en études cinématographiques de l’Université de Montréal (AÉÉÉCUM) : 482 membres – Depuis le 20 février – Vote CONTRE la grève.

Association des étudiants et étudiantes en histoire de l’art de l’Université de Montréal (AEEHAUM) : 160 membres – Depuis le 21 février  – Vote CONTRE la grève.

Association des étudiantes et étudiants en Anthropologie de l’Université de Montréal(AÉÉAUM) : 388 membres – Depuis le 20 février – Vote CONTRE la grève. A noter que 7 cours d’anthropologie de la session d’hiver 2012 ont été annulé. Communiqué de presse de l’UdeM sur le sujet disponible ici : http://www.nouvelles.umontreal.ca/campus/affaires-universitaires/20120906-l-udem-doit-annuler-huit-cours.html

Association des Étudiants en Études Est-Asiatiques de L’Université de Montréal (Asso-CETASE) : 135 membres – Depuis le 20 février – Vote CONTRE la grève. De retour en classe depuis mercredi 5 septembre.

Je vais tenter de trouver les résultats de votes pour les autres associations qui étaient en grève et qui le sont peut-être encore, quoique il est possible que toutes les associations de l’UdeM est effectivement stoppé la grève.

Catégories :Information, Opinion

Mise à jour : Université du Québec en Outaouais

8 septembre 2012 Laisser un commentaire

AGE UQO vote contre la grève. Voici le texte voté :

« Considérant l’élection d’un gouvernement péquiste;

Considérant l’engagement de la première ministre Mme Marois à annuler par décret la hausse des droits de scolarité contre laquelle nous nous étions mis en grève; Considérant la tenus d’échanges entre la FEUQ et la première ministre à l’égard de cet engagement; Considérant que la CLASSE a déclaré accueillir favorablement la promesse du Parti Québécois de retirer la hausse des droits de scolarité; Considérant donc que les modalités du mandat de grève adopté le 6 juin 2012 soit « qu’il y ait grève générale illimitée jusqu’à ce qu’une entente de principe sur la hausse des droits de scolarité entre le gouvernement provincial et les associations étudiantes nationales » ne sont plus d’actualité;Que l’AGE-UQO mette fin à la grève générale illimitée. »

Catégories :Information, Opinion

Mise à jour : Université de Sherbrooke

8 septembre 2012 Laisser un commentaire

Aucune association de premier cycle n’avait de mandat de grève à l’Universite de Sherbrooke depuis au moins trois semaines. L’AGEFLESH (Sciences Humaiens) s’est réuni hier en AG de grève et aucune proposition pour la grève n’a été faite, donc l’association maintient le retour en classe.

Pour les associations de deuxième cycle :

Association générale des étudiantes et des étudiants de maîtrise et de doctorat en lettres et communications de l’Université de Sherbrooke (AGEMDELCUS) : 280 membres – Depuis le 2 mars. –  *** Seulement le Campus Sherbrooke. – La grève est stoppée. L’association maintient une position favorable à la gratuité scolaire et tiendra une nouvelle AG de grève en cas de hausse des frais.

Je n’ai pas d’informations précises sur les assemblées générales de grève pour l’instant pour les autres associations de deuxième cycle. Il semblerait que tous les étudiants de l’Université de Sherbrooke sont de retour en classe.

 

Catégories :Information, Opinion

Mise à jour : UQAM

8 septembre 2012 Laisser un commentaire

Association facultaire des étudiants en sciences humaines (AFESH): 4 623 membres. A la suite d’une pétition de 88 noms, une nouvelle AG de grève a eu lieu le 5 septembre. Les membres ont refusé de déclencher une nouvelle grève illimitée. Ils ont par contre voter pour que l’AFESH soit en grève chaque 22 du mois (afin de participer aux manifestations étudiantes) et toute une série positions et de mesures afin de promouvoir la gratuité scolaire. Ce texte a recu l’appui de 90% des membres de l’AFESH réunis et est disponible ici : http://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=10151138273948360&id=322718773359.

Association facultaire des étudiants en arts (AFÉA) : 3 612 membres – Depuis le 13 février. L’AFEA était jusqu’à hier la seule faculté encore en grève de l’UQAM. Les membres ont voté en forte majorité pour le retour en classe qui aura lieu lundi 10 septembre.

Association étudiante de cycle supérieur en science politique (AECSSP) : 240 membres – Depuis le 14 février. Les membres réunis en AG mercredi le 5 septembre ont voté pour un retour en classe dès le 8 septembre (aujourd’hui).

Association étudiante des cycles supérieurs en droit de l’UQAM (AECSD) : 200 membres – Je ne sais pas exactement quand et comment la grève fut stoppée dans cette association, mais on m’a confirmé que les cours se donnaient pour les membres de l’AECSD.

Donc tous les étudiants de l’UQAM seront de retour en classe à partir du lundi 10 septembre.

Catégories :Information, Opinion

Le crédit d’impôt pour frais de scolarité

21 février 2012 Laisser un commentaire

Il y a deux ans de cela, je discutais avec un parent à propos du crédit d’impôt pour frais de scolarité. Il m’expliqua que lorsque je fais mon rapport d’impôt, je peux demander le crédit d’impôt pour frais de scolarité du gouvernement du Québec. À cette époque, j’étais étudiant à temps partiel et travailleur à temps plein. Alors, lorsqu’il fut le temps de payer mes impôts, j’ai pu économiser une somme d’argent.

Maintenant, je suis étudiant à temps plein et travailleur à temps partiel. J’ai plus de dépenses en frais de scolarité et moins de revenu. Heureusement pour moi,  le crédit d’impôt existe pour m’aider dans ma situation financière moins avantageuse. Malheureusement, lors de la production de mon dernier rapport, j’ai constaté que je n’aurais pas droit à ce crédit. En fait, il n’est pas complètement perdu : vous pouvez le reporter à une année ultérieure, vous pouvez même le reporter chaque année jusqu’à la fin de vos études. Mais ce n’est pas ce qu’on m’avait dit.

Je suis donc retourné voir le parent en question.

Empathique, il comprit mon désarroi. Il m’expliqua qu’à la fin de mes études, les crédits accumulés vont devenir une somme importante, qui sera utile pour fonder une famille, démarrer une entreprise, acheter un condo etc…

Je lui ai dit, « Je pense que ça risque de disparaitre dans mes dettes, sans compter les intérêts que j’ai dû payer parce que je n’avais pas accès au crédit. C’est pas à la fin de mon BAC que je vais avoir besoin de cet argent. J’en ai besoin maintenant. »

Donc je propose que le gouvernement du Québec :

Transforme le crédit d’impôt non-remboursable en crédit d’impôt remboursable et donc accessible même si l’étudiant à un bas revenu (comme par exemple, le crédit d’impôt pour la TVQ).

ou

Aboli le crédit et utilise les 100 millions de façon plus efficace.

ou

Change le nom du crédit pour « Crédit d’impôt pour rembourser vos dettes d’études ».

Catégories :Opinion

Deux définitions de l’éducation…

19 février 2012 Laisser un commentaire

La grève étudiante actuelle ressort deux visions différentes de l’éducation.  Il y a l’enseignement technique, professionnel, qui est spécifique. Il permet à un individu d’apprendre un métier, l’enseignement ne sort aucunement du cadre de ce métier.

L’autre définition est plus large. Dans l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (votée en 1948 par l’ONU), on parle d’éducation comme quelque chose qui doit « viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales ».

Pour moi, ces deux visions de l’éducation, nous pouvons les retrouver dans la grève étudiante.

1) La grève est un obstacle à leur cheminement, une nuisance qui rend son éducation moins bonne (puisque la session est amputée). L’éducation pour eux est un investissement qui mérite d’être payé par celui qui en profite. Il s’agit d’un investissement qui profitera financièrement à tout le monde, mais avant tout soi-même. Et comme il investit de son propre argent, il va nécessairement travailler fort afin de compléter ses études. Un système d’utilisateur payeur est l’approche la plus efficace pour notre système d’études post-secondaire, elle a aussi le bénéfice de décourager le gaspillage. Pourquoi la société devrait-elle payer afin de permettre aux  jeunes d’acquérir des diplômes qui ne servent à rien ? Pourquoi devrions-nous accepter que ces jeunes s’endettent pour rien ? Il n’y a pas de logique à faire des études sans possibilité d’emploi. S’ils veulent le faire, qu’ils payent le plein prix. L’université n’est pas un club ou un passe-temps, c’est un endroit où on apprend un métier. Les connaissances générales, c’est bien, mais  il y a la bibliothèque pour ça. Il faut responsabiliser l’étudiant afin qu’il soit conscient du vrai coût de son éducation pour qu’il soit un élément productif de la société et non un boulet. Face à un coût plus élevé, il choisirait un programme qui lui donnerait un emploi. Après tout, s’il avait en poche un bon diplôme, il n’aurait pas besoin de faire la grève, puisqu’il serait en position de rembourser ses dettes d’études.

L’éducation c’est avant tout un moyen d’apprendre un métier. Et c’est à chacun de faire son effort d’apprendre son métier.

2) La hausse des frais de scolarité est une atteinte à un droit indéniable, qui se doit d’être accessible à tous. L’éducation ne se limite pas à l’enseignement professionnel, elle est aussi essentielle à une société afin qu’elle ait les outils pour comprendre le monde dans lequel nous vivons. Ce sont des chercheurs qui vont se pencher sur des sujets comme la concentration des médias, l’effritement des états nations, l’étude de la théorie des cordes… Ce sont eux qui vont transmettre et approfondir la connaissance, particulièrement celle qui n’est pas considérée comme profitable par le système économique. C’est le problème d’une vision fonctionnelle de l’éducation. Elle transformerait les universités en sous-traitant des institutions privées. Seules les recherches qui pourraient rapporter un profit à court terme serait acceptées. L’université ferait la recherche en fonction d’une logique de marché, alors que l’université se doit d’être indépendante du système économique, afin qu’elle puisse garder une distance critique envers elle. Une société ne peut fonctionner avec une logique de marché, une société sans vision à long terme, incapable de voir les crises arriver, incapable de prévoir à long terme, une logique qui ignore et cause les inégalités sociales, les problèmes environnementaux… Néolibéralisme, individualisme, idéologie des marchés, tous ces éléments sont liés entre eux et provoquent inégalité et désintégration de notre esprit collectif.

L’éducation c’est avant tout un outil pour comprendre notre monde. Et c’est pourquoi c’est un droit auquel tous devraient avoir accès.

Il est de mon avis que ces deux visions se valent et ont un fondement de vérité.

(La question de l’accessibilité aux études, centrale et cruciale pour cette grève, n’est pas abordée dans ce texte. Il le sera plus tard.)

Catégories :Opinion