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Votes le 24 février
Je vais ajouter les heures et lieux au courant de la journée.
Université de Montréal :
Association étudiante de médecine (AEEMUM) : 1320 membres – 11h50, P-310
Association étudiante d’orthophonie-audiologie (ADEOA) : 390 membres – 11h40, Local 3030
Association étudiante sciences biologiques (AEBUM) : 560 membres
Association des étudiants et étudiantes aux cycles supérieurs en bio-informatique de l’Université de Montréal (AEBINUM) : 39 membres
Études anglaises, cycles supérieurs : 59 membres
Syndicat des Étudiant(e)s de Relations Industrielles de l’Université de Montréal : 113 membres
Cégeps :
22-24 février : Association génération des étudiants et étudiantes du Cégep de Jonquière (AGEECJ): 3200 membres (résultat connu le 24 au soir)
Association générale des étudiants du Cégep André-Laurendeau (AGECAL) : 3500 membres
Association générale des étudiants et étudiantes du Cégep Limoilou – Campus Québec (AGEECL) : 3750 membres
24 février : Regroupement des étudiants et étudiantes du Cégep Joliette Lanaudière : 2 650 membres – 10h30
22-27 février : Association étudiante du Cégep d’Alma (AECA): 1300 membres
Résultats de votes – 23 février
- Pour la GGI :
Université de Montréal :
Association des étudiants et étudiantes à l’école de bibliothéconomie et des sciences : 520 membres (immédiatement en grève)
Association étudiante de communication cycles supérieurs – Université de Montréal : 88 membres (tombera en grève le 27 février)
Association étudiante de communication et politique – Université de Montréal : 185 membres – (tombera en grève le 1er mars)
UQAM :
Association des étudiants et étudiantes du secteur de l’éducation – UQAM (ADEESE): 5000 membres – (immédiatement en grève)
- Contre la GGI :
Association générale des étudiant(e)s de l’Université du Québec en Outaouais (AGEUQO) : 6400 membres
Association générale des étudiants et étudiantes du Cégep de Victoriaville (AGEECV)
Dans les deux cas, aucun vote pour une grève limitée a été votée pour l’instant.
- Informations manquantes :
Psychoéducation et psychologie (Université de Montréal): 63 membres
À surveiller le 23 février
Le site et le compte Twitter @lagreve2012 seront au ralenti aujourd’hui, suivez l’actualité sur la grève avec #ggi et #greveetudiante sur Twitter.
- Votes de grève aujourd’hui
Université de Montréal :
Association étudiante de communication et politique – Université de Montréal : 185 membres – 11h30, B-3285 (pizza gratuite, bande de chanceux)
Association étudiante de communication cycles supérieurs – Université de Montréal : 88 membres
Association des étudiants et étudiantes à l’école de bibliothéconomie et des sciences : 520 membres – 11h30, B-0305
Psychoéducation et psychologie : 63 membres
UQAM :
Association des étudiants et étudiantes du secteur de l’éducation – UQAM (ADEESE): 5000 membres – 9h30, J-M400
Université du Québec en Outaouais :
Association générale des étudiant(e)s de l’Université du Québec en Outaouais (AGEUQO) : 6400 membres – 18h30, A0200
Cégeps :
Association générale des étudiants et étudiantes du Cégep de Victoriaville (AGEECV) –12h00, Gymnase du Cégep
22-24 février : Association génération des étudiants et étudiantes du Cégep de Jonquière (AGEECJ): 3200 membres
Association générale des étudiants du Cégep André-Laurendeau (AGECAL) : 3500 membres
Association générale des étudiants et étudiantes du Cégep Limoilou – Campus Québec (AGEECL) : 3750 membres
22-27 février : Association étudiante du Cégep d’Alma (AECA): 1300 membres
Nouvelles du 22 février
Résultats de vote de grève du 22 février
- Grève limitée :
Université de Montréal :
Association étudiante de sciences infirmières – Université de Montréal : 707 membres (grève : 22 mars)
- Grève illimitée :
Université Laval :
Association générale des étudiants et étudiantes en théâtre de l’Université Laval (AGÉÉTUL) (a partir du 23 février)
Association des étudiants de physique de l’université Laval (ADEPUL) (grève : 23 février, 1er mars. GGI dès le 5 mars)
Université de Montréal :
Association des étudiants de science politiques et d’études internationales de l’Université de Montréal (AESPEIUM) : 719 membres – 11h30, B-02115 (a partir du 1er mars)
UQAM :
Association étudiante du secteur des sciences – UQAM (AESS) : 3200 membres – (dès le 23 fevrier)
Université du Québec à Rimouski :
Association générale des étudiants du campus à Rimouski (AGECAR) : 6000 membres – (plancher de 70 000 nécessaire)
Cégeps :
Association générale des étudiantes, étudiants du Collège de Rosemont (AGECR) : 3000 membres (plancher de 25 000 cégepiens en grève)
- Contre la grève :
Université Laval :
Association étudiante d’enseignement secondaire
Association des étudiant-e-s en affaires publiques et relations internationales – Université Laval *** Pas de position claire, nouveau vote possible.
Association des étudiant-e-s en administration – Université Laval
- Ces associations ont prolongé la période de vote
Cégeps :
Association générale des étudiants et étudiantes du Cégep Limoilou – Campus Québec (AGEECL) : 3750 membres – (vote prolongé jusqu’a vendredi, 12h)
Association étudiante du Cégep d’Alma (AECA): 1300 membres – 11h30, Gymnase (vote prolongé jusqu’a lundi)
À surveiller le 22 février
- Ces associations tombent en grève générale illimitée
Université de Montréal :
Association des étudiants de psychologie et sociologie de l’Université de Montréal (AÉPSUM) : 335 membres
Regroupement des Étudiantes et Étudiants de Sociologie de l’Université de Montréal (REESUM) : 209 membres
Cégeps :
Société Générale des Étudiantes et Étudiants du Collège de Maisonneuve (SOGEECOM): 6 100 membres
- Ces associations ont une assemblée de grève :
Université Laval :
Association étudiante d’enseignement secondaire
Association des étudiant-e-s en affaires publiques et relations internationales – Université Laval – 11h30, DKN 1-B
Association des étudiant-e-s en administration – Université Laval – 11h30, Salle Ibm, Pap 0610
Université de Montréal :
Association des étudiants en sciences biomédicales de l’Université de Montréal (AESBUM) : 293 membres
Association des étudiants de science politiques et d’études internationales de l’Université de Montréal (AESPEIUM) : 719 membres – 11h30, B-02115
Association étudiante de sciences infirmières – Université de Montréal : 707 membres
UQAM :
Association étudiante du secteur des sciences – UQAM (AESS) : 3200 membres – 15h, Pavillon SH
Université du Québec à Rimouski :
Association générale des étudiants du campus à Rimouski (AGECAR) : 6000 membres – 13h30, F-210
Cégeps :
Association générale des étudiants et étudiantes du Cégep Limoilou – Campus Québec (AGEECL) : 3750 membres – 12h, au pied du grand escalier
Association étudiante du Cégep d’Alma (AECA): 1300 membres – 11h30, Gymnase
21-23 février : Association générale des étudiantes, étudiants du Collège de Rosemont (AGECR) : 3000 membres
22-24 février : Association génération des étudiants et étudiantes du Cégep de Jonquière (AGEECJ): 3200 membres
22-24 février : Association générale des étudiants du Cégep André-Laurendeau (AGECAL) : 3500 membres
Le crédit d’impôt pour frais de scolarité
Il y a deux ans de cela, je discutais avec un parent à propos du crédit d’impôt pour frais de scolarité. Il m’expliqua que lorsque je fais mon rapport d’impôt, je peux demander le crédit d’impôt pour frais de scolarité du gouvernement du Québec. À cette époque, j’étais étudiant à temps partiel et travailleur à temps plein. Alors, lorsqu’il fut le temps de payer mes impôts, j’ai pu économiser une somme d’argent.
Maintenant, je suis étudiant à temps plein et travailleur à temps partiel. J’ai plus de dépenses en frais de scolarité et moins de revenu. Heureusement pour moi, le crédit d’impôt existe pour m’aider dans ma situation financière moins avantageuse. Malheureusement, lors de la production de mon dernier rapport, j’ai constaté que je n’aurais pas droit à ce crédit. En fait, il n’est pas complètement perdu : vous pouvez le reporter à une année ultérieure, vous pouvez même le reporter chaque année jusqu’à la fin de vos études. Mais ce n’est pas ce qu’on m’avait dit.
Je suis donc retourné voir le parent en question.
Empathique, il comprit mon désarroi. Il m’expliqua qu’à la fin de mes études, les crédits accumulés vont devenir une somme importante, qui sera utile pour fonder une famille, démarrer une entreprise, acheter un condo etc…
Je lui ai dit, “Je pense que ça risque de disparaitre dans mes dettes, sans compter les intérêts que j’ai dû payer parce que je n’avais pas accès au crédit. C’est pas à la fin de mon BAC que je vais avoir besoin de cet argent. J’en ai besoin maintenant.”
Donc je propose que le gouvernement du Québec :
Transforme le crédit d’impôt non-remboursable en crédit d’impôt remboursable et donc accessible même si l’étudiant à un bas revenu (comme par exemple, le crédit d’impôt pour la TVQ).
ou
Aboli le crédit et utilise les 100 millions de façon plus efficace.
ou
Change le nom du crédit pour “Crédit d’impôt pour rembourser vos dettes d’études”.
A suivre 21 février (suite)…
Deux votes pour reconduire la grève à l’UQAM. Ils représentent ensemble près de 7000 étudiants :
Association facultaire des étudiants en sciences humaines – UQAM (AFESH): 4623 membres – 21 février 13h, Café Campus
Association facultaire étudiante de science politique et droit (AFESPED-UQAM) : 2100 membres – 21 février 12h30, Salle Marie-Gérin-Lajoie
Nouvelles du 20 février
- Les associations étudiantes suivantes ont voté pour la grève générale illimitée :
Université de Montréal :
Association d’étudiants du Département de littératures et de langues modernes de l’Université de Montréal (AÉDLLM-UM) : 223 membres
Association étudiante de science politique et philosophie – Université de Montréal : 41 membres
Association des étudiants en linguistique de l’Université de Montréal (AÉLUM) : 174 membres (à partir du 23 février)
Cégeps :
Association étudiante du Cégep de Saint-Félicien (AECSF) : 900 membres (à partir du 27 février)
- Association ayant voté pour une journée de grève, avec possibilité d’autres votes à venir :
Association Générale des Étudiants du Collège Gérald-Godin (AGEECGG) : 1200 membres – (en grève le 23 février)
- Vote de reconduction de grève
UQAM :
AFEA (Etudiants en arts) ont voté pour reconduire la grève jusqu’au 6 ou 7 mars, jour pour un nouveau vote.
À surveiller demain le 21 février
- Ces associations tombent en grève générale illimitée (+/- 4000 étudiants) :
Université Laval :
Association des étudiants et étudiantes en histoire de l’Université Laval (AEEH)
Université de Montréal :
Association des étudiants et étudiantes en histoire de l’art de l’Université de Montréal (AEEHAUM) : 160 membres
Cégeps :
Syndicat étudiant du Cegep Marie-Victorin (SECMV) : 6 100 membres
- Ces associations ont une assemblée de grève :
Université de Montréal :
Association des étudiants de psychologie et sociologie de l’Université de Montréal (AÉPSUM) : 335 membres – 16h, local à déterminer (vérifiez avec l’association)
Association étudiante de chimie – Université de Montréal : 473 membres – 18h, E-310
Regroupement des Étudiantes et Étudiants de Sociologie de l’Université de Montréal (REESUM) : 209 membres - 16h, B-4285
Association des étudiants en pharmarcie de l’Université de Montréal (AEPUM) : 1246 membres – 16h, S1-151
Cégeps :
Société Générale des Étudiantes et Étudiants du Collège de Maisonneuve (SOGEECOM): 6 100 membres – 12h00, dans les deux gymnases du Cégep
21-23 février : Association générale des étudiantes, étudiants du Collège de Rosemont (AGECR) : 3000 membres
Deux définitions de l’éducation…
La grève étudiante actuelle ressort deux visions différentes de l’éducation. Il y a l’enseignement technique, professionnel, qui est spécifique. Il permet à un individu d’apprendre un métier, l’enseignement ne sort aucunement du cadre de ce métier.
L’autre définition est plus large. Dans l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (votée en 1948 par l’ONU), on parle d’éducation comme quelque chose qui doit “viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales”.
Pour moi, ces deux visions de l’éducation, nous pouvons les retrouver dans la grève étudiante.
1) La grève est un obstacle à leur cheminement, une nuisance qui rend son éducation moins bonne (puisque la session est amputée). L’éducation pour eux est un investissement qui mérite d’être payé par celui qui en profite. Il s’agit d’un investissement qui profitera financièrement à tout le monde, mais avant tout soi-même. Et comme il investit de son propre argent, il va nécessairement travailler fort afin de compléter ses études. Un système d’utilisateur payeur est l’approche la plus efficace pour notre système d’études post-secondaire, elle a aussi le bénéfice de décourager le gaspillage. Pourquoi la société devrait-elle payer afin de permettre aux jeunes d’acquérir des diplômes qui ne servent à rien ? Pourquoi devrions-nous accepter que ces jeunes s’endettent pour rien ? Il n’y a pas de logique à faire des études sans possibilité d’emploi. S’ils veulent le faire, qu’ils payent le plein prix. L’université n’est pas un club ou un passe-temps, c’est un endroit où on apprend un métier. Les connaissances générales, c’est bien, mais il y a la bibliothèque pour ça. Il faut responsabiliser l’étudiant afin qu’il soit conscient du vrai coût de son éducation pour qu’il soit un élément productif de la société et non un boulet. Face à un coût plus élevé, il choisirait un programme qui lui donnerait un emploi. Après tout, s’il avait en poche un bon diplôme, il n’aurait pas besoin de faire la grève, puisqu’il serait en position de rembourser ses dettes d’études.
L’éducation c’est avant tout un moyen d’apprendre un métier. Et c’est à chacun de faire son effort d’apprendre son métier.
2) La hausse des frais de scolarité est une atteinte à un droit indéniable, qui se doit d’être accessible à tous. L’éducation ne se limite pas à l’enseignement professionnel, elle est aussi essentielle à une société afin qu’elle ait les outils pour comprendre le monde dans lequel nous vivons. Ce sont des chercheurs qui vont se pencher sur des sujets comme la concentration des médias, l’effritement des états nations, l’étude de la théorie des cordes… Ce sont eux qui vont transmettre et approfondir la connaissance, particulièrement celle qui n’est pas considérée comme profitable par le système économique. C’est le problème d’une vision fonctionnelle de l’éducation. Elle transformerait les universités en sous-traitant des institutions privées. Seules les recherches qui pourraient rapporter un profit à court terme serait acceptées. L’université ferait la recherche en fonction d’une logique de marché, alors que l’université se doit d’être indépendante du système économique, afin qu’elle puisse garder une distance critique envers elle. Une société ne peut fonctionner avec une logique de marché, une société sans vision à long terme, incapable de voir les crises arriver, incapable de prévoir à long terme, une logique qui ignore et cause les inégalités sociales, les problèmes environnementaux… Néolibéralisme, individualisme, idéologie des marchés, tous ces éléments sont liés entre eux et provoquent inégalité et désintégration de notre esprit collectif.
L’éducation c’est avant tout un outil pour comprendre notre monde. Et c’est pourquoi c’est un droit auquel tous devraient avoir accès.
Il est de mon avis que ces deux visions se valent et ont un fondement de vérité.
(La question de l’accessibilité aux études, centrale et cruciale pour cette grève, n’est pas abordée dans ce texte. Il le sera plus tard.)